Y a-t-il encore une place pour la narration en médecine ?
juin 2008
Excellente initiative du Centre d’Éthique Clinique du groupe hospitalier Cochin-Saint Vincent de Paul et de l’Unité mobile de soins palliatifs du groupe hospitalier La Pitié-Salpêtrière : une après-midi de travail consacrée à la place du récit dans la relation médecin-malade, avec en point de départ : le récit est l’outil de travail qui soutient celle-ci, il faut donc y former les jeunes médecins.
Voici le texte de présentation :
" Le « récit » est le support naturel de la relation médecin-malade. Il l’est d’autant plus que la maladie est lourde d’enjeux existentiels pour celui qui la subit. Les exercices cliniques qui se pratiquent en situation extrême, comme le sont entre autres ceux de soins palliatifs ou d’éthique clinique l’expérimentent régulièrement. Les mots, dits et entendus autrement, dans leur complexité narrative, sont leur outil de travail quotidien. Or, peu de choses sont faites pour former les jeunes médecins à son maniement, à sa richesse, à son utilité. A s’en passer, la relation soignante devient vite pauvre et désincarnée. Elle laisse malheureux et déçus les uns comme les autres. Le métier risque d’en devenir vidé de son sens le plus noble et le plus motivant. Pourtant, les occasions ne manquent pas d’approcher des artistes qui disent et entendent autrement les mots et le langage ou qui puisent dans la médecine et la maladie la source de leur inspiration créatrice …
L’objet de cette demi-journée est de s’interroger sur la place qu’il reste aujourd’hui à la narration … ou qu’il convient de lui redonner dans l’exercice médical au quotidien et plus précisément dans la formation des jeunes médecins. "

Hôtel Scipion
13 Rue Scipion, 75005 Paris
Informations et inscriptions : Centre d’éthique clinique
Elodie Cretin : 01 58 41 22 56 - Stagiaire.ec@cch.aphp.fr
Sur Carnets de santé :
La fréquentation de l’art fait elle de meilleurs médecins ?
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