Polémique sur le dépistage systématique du cancer de la prostate
septembre 2007
Le Monde du 12 juillet 2007 fait état de la polémique sur la nécessité du dépistage systématique du cancer de la prostate. D’un côté, les tenants du dépistage (les urologues) chez les hommes entre 50 et 75 ans, pour permettre de traiter tôt et bien un cancer qui évolue lentement et reste longtemps localisé, alors que son extension en dehors de la prostate diminue l’espérance de guérison. D’un autre, les opposants, qui déplorent le nombre élevé de taux positifs parmi des gens qui seraient sans doute morts d’autre chose et subissent un acte chirurgical qui peut être traumatisant.
Le débat n’est évidemment pas étranger aux préoccupations économiques : " On estime que 2,7 millions de ces analyses sont pratiquées chaque année en France et prises en charge, pour un montant de plus de 60 millions d’euros, par la Sécurité sociale " indique le Monde. Est évidemment en cause l’absence d’évaluation de la mesure, dénoncée par le professeur Gérard Dubois (CHU d’Amiens) et reprise par Catherine Hill (Institut Gustave-Roussy), qui recommande d’attendre les résultats d’études européennes qui démarreront en 2008.
Ce à quoi répond le professeur Guy Valancien (urologue, Institut mutualiste Montsouris) : " Les médecins de santé publique ne s’intéressent qu’au coût global du dépistage par le PSA sans s’interroger sur les causes. (...) La réalité quotidienne est que nous voyons de moins en moins, pour ne pas dire presque plus, de malades souffrant d’emblée de métastases de leur cancer prostatique. (...) grâce au dosage PSA, on découvre l’existence d’un cancer de petit volume pouvant être aisément traité sans complications majeures. "
|