Piqûre de rappel : la vaccination contre l’hépatite B
novembre 2009
Il y a une quinzaine d’années, le vaccin contre l’hépatite B a été très violemment attaqué, au point que la campagne de vaccination, qui était un succès, a dû être interrompue. Le vaccin était supposé présenter le risque de provoquer une sclérose en plaques ou, plus savamment, une "affection démyélinisante du système nerveux", dont les conséquences sur l’état de santé sont redoutables. Bien qu’encore pas vraiment à la mode, le principe de précaution a fonctionné à plein régime. Bilan :
1) une seule étude (publiée en 2004) a montré une association entre l’administration d’un vaccin contre l’hépatite B et une "affection démyélinisante". Trois études publiées en 2007 et 2008 n’ont pas retrouvé cette association. L’immense majorité des experts se prononce en faveur de la vaccination.
2) par an, l’hépatite B entraîne la mort de 1 330 personnes (en 2001).
3) la vaccination des enfants de 11-16 ans évite chaque année plus de 100 infections chroniques, dont 50 à 90 % sont susceptibles d’évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie en l’absence de traitement.
4) environ la moitié des 300 000 porteurs chroniques du virus ignorent qu’ils le sont.
5) l’insuffisance de la couverture vaccinale va progressivement entraîner une diminution du bénéfice de la vaccination, en clair : plus d’infections chroniques et plus de morts.
Références :
 Plan national de lutte contre les hépatites B et C 2009-2012
 Avis du 2 octobre 2008 du Haut Conseil de la santé publique
 Institut National de Veille Sanitaire(InVS) : Prévalence des hépatites B et C en France en 2004.
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