Les systèmes de signalement des événements indésirables en médecine
septembre 2007
Le n° 584 de juillet 2007 de la revue Etudes et Résultats
(revue en ligne de la DREES) est consacré aux "
systèmes de signalement des événements
indésirables en médecine." Extraits de la
présentation :
" Dans le domaine
médical, les systèmes de signalement sont
jugés utiles pour identifier, analyser et réduire
le risque de survenue d’événements
indésirables graves (EIG). (...) Ces systèmes ont
deux objectifs majeurs : une fonction de veille et d’alerte
centralisée des risques et une fonction
d’exemplarité locale et de vecteur de changement
de la culture de sécurité des professionnels de
santé.
Les systèmes
de signalement se répartissent en trois grandes classes. La
classe I regroupe les systèmes passifs reposant sur la
déclaration des acteurs médicaux, la classe II
les systèmes passifs reposant sur la déclaration
des patients et la classe III rassemble les systèmes actifs
fondés sur l’analyse de dossiers ou de traces
électroniques.
Les systèmes
de classe I ont un bilan mitigé en raison d’une
sous déclaration massive ; quatre raisons de cette sous
déclaration ont été
identifiées: définition trop floue, protection
incertaine, acculturation insuffisante, mauvaise ergonomie des
systèmes de signalement. On leur reconnaît
cependant l’avantage de contribuer à installer une
culture de sécurité, particulièrement
pour les systèmes ouverts de déclaration
volontaire.
Les systèmes
alternatifs de classe II et III permettent une analyse plus exacte du
risque, et donc un pilotage plus correct des actions à
entreprendre. Mais leur maturité est loin
d’être acquise. Ils représentent
cependant un futur probable pour une véritable
évaluation épidémiologique des
événements indésirables
liés aux soins. "
On en rapprochera le colloque tenu par La Prévention
médicale (Association nationale pour la
prévention du risque médical) en juin 2007 ( communications en ligne sur le
site) et la publication par l' Académie
nationale de médecine du rapport " De
la sanction à la prévention de l'erreur
médicale "
dont voici un extrait,
bien représentatif de la philosophie commune à
ces trois travaux : " Le patient entre dans une
véritable chaîne soignante aux multiples
maillons et intervenants. La
défaillance, même si elle est apparemment
individuelle, doit être analysée dans ce contexte
systémique afin d'en
déduire les règles de bonnes pratiques pour les
soignants et de bon
fonctionnement pour le système. L'expérience de
l'aéronautique
constitue, de ce point de vue, un modèle pour la
médecine, voire pour
la justice. (...) L'erreur ne doit plus être l'objet d'un
refoulement. Parce qu'elle
entache les bénéfices de la médecine,
parce qu'elle entame la confiance
des patients, elle ne peut plus restée enfouie dans la
conscience des
soignants. Il faut la traquer et l'affronter au grand jour."
(c'est moi qui souligne)
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