La Grande-Bretagne autorise des chimères homme-animal
octobre 2007
La Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), organisme britannique, vient d’autoriser l’implantation d’ADN humain dans le cytoplasme d’ovocytes animaux, à des fins de recherche et en aucun cas, de procréation animale ou humaine.
Le matériel génétique de ces cellules "chimériques" est essentiellement consitué d’ADN humain, puisque, d’après l’article du Monde qui rapporte l’information (6 septembre 2007), l’ADN animal est mitochondrial (la mitochondrie est un organite présent dans les cellules ; sa fonction principale est énergétique ; elle comporte de l’ADN, transmis par la mère). Elles doivent être détruites dans les 14 jours ; seules les cellules souches issues de ces cellules sont conservées.
L’initiative est justifiée par la difficulté à trouver des ovocytes humains pour créer des cellules souches (dont il est espéré qu’elles puissent constituer un progrès thérapeutique majeur dans le traitement de certaines maladies, dont l’Alzheimer et le Parkinson).
L’autorisation par la HFEA permet d’éviter le recours au vote d’une loi. La Grande-Bretagne est le premier pays à autoriser ces chimères. L’article du Monde l’explique par sa volonté de maintenir sa position dominante sur ce type de recherche, au marché prometteur.
Sans surprise, le Vatican condamne vigoureusement l’initiative, qui passe par ailleurs assez inaperçue dans la presse.
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