Cancers et pollution des sols par les pesticides organochlorés (chlordécone) en Martinique : pas de lien évident, selon l’INVS
septembre 2009
Lu dans le Flash Email du 4 septembre 2009 de la SFSP (Société française de santé publique) :
" Pendant plus de 20 ans, la chlordécone et d’autres pesticides organochlorés (POC) ont été utilisés en Martinique. De larges débats ont porté sur les conséquences sanitaires chez l’homme d’une exposition aux POC. Dans ce contexte et pour lever les incertitudes scientifiques, une étude d’incidence des cancers a été menée par le registre des cancers et la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Antilles-Guyane.
Les donnés d’incidence de cancers, considérés comme les plus pertinents, obtenues à partir du registre des cancers de la Martinique, pour la période 1981-2000, ont été croisées avec l’exposition de la population martiniquaise aux POC, approchée par une cartographie des zones potentiellement polluées à la chlordécone établie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Seule la distribution spatiale de l’incidence du myélome multiple présente une structure géographique particulière vis-à-vis de l’exposition potentielle aux POC. Pour toutes les autres localisations cancéreuses étudiées, aucune distribution spatiale particulière n’a été mise en évidence.
Ces résultats doivent être interprétés avec prudence compte tenu des données utilisées mais ils permettent de conclure à l’absence d’épidémie de cancers en rapport avec les POC en Martinique. "
Résultat important, qui ne clôt pas la polémique, mais qui tient nettement moins de place dans les médias que les accusations émises précedemment, notamment à la suite du rapport Belpomme (2007). Dans son édition du 4 septembre 2009,
Viva magazine
signale la plainte contre X formulée par deux avocats antillais et commente : " Aucune étude scientifique sérieuse ne s’est encore attelée à démontrer de lien direct entre cancer de la prostate et chlordécone. Combien de décès faudra-t-il ? " Autrement dit : le lien est assuré, il ne reste plus qu’à le démontrer !!!
Rapport de l'INVS (Institut national de Veille sanitaire
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