Bon accueil des messages sanitaires sur l’alimentation
mars 2008
Vu dans
Viva magazine du 7 février 2008
:
" 87 % des 15 ans et plus accueillent favorablement l’insertion des messages sanitaires dans les publicités alimentaires. 71 % d’entre eux les ont mémorisés et ce quelques mois seulement après leur mise en place en février 2007. 79 % pensent que c’est un bon moyen de sensibiliser les personnes à l’importance d’une alimentation équilibrée. Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée, à la demande de la Ministre de la Santé, par l’Inpes auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes.
Le message en faveur de la consommation de 5 fruits et légumes par jour est le plus souvent cité spontanément chez les adultes et les enfants, suivi des messages sur la limitation du grignotage et de la consommation de produits trop gras, trop sucrés et trop salés.
Les messages sanitaires sont considérés comme très clairs et très faciles à comprendre par près de la totalité de la population (97%).
Des confusion entre le message sanitaire et la publicité pour le produit apparaissent. En effet, alors que le message sanitaire apposé sur la publicité n’est pas nécessairement en rapport avec le produit promu, une majorité de Français de 15 ans et + (60%) pensent l’inverse, c’est-à-dire que le message affiché serait adapté au produit promu.
L’enquête révèle la forte notoriété du site
www.mangerbouger.fr
auprès des moins de 15 ans (60 %)."
Le Monde du 5 février rend compte d’un sondage conduit par l’institut BVA à la demande du ministère de la santé, qui montre que " 74 % des sondés se disent favorables à la suppression des publicités alimentaires pendant les programmes télévisés pour enfants. " Sandrine Blanchard, qui signe l’article, note elle aussi le " problème de lisibilité " des messages de prévention introduits dans les messages publicitaires, confortant ainsi les résultats de l’enquête UFC-Que choisir de février 2007, et en conclut que si les Français sont d’accord sur le fond (l’utilité des messages), ils sont bien plus réticents sur la forme.
Elle précise que, " en termes d’impact, près de 43 % des personnes interrogées considèrent que ces messages les incitent à " réfléchir " sur ce qu’ils mangent, et 21 % assurent même avoir changé leurs habitudes alimentaires depuis le lancement de cette campagne de prévention."
Pratiques en santé signale un
communiqué de l'Association des Diététiciens de Langue Française
: Les diététiciens disent non au « tout fruits et légumes ».
" Oui au PNNS 2, mais gare aux dérives ! (...) « Si les vertus des fruits et légumes ne sont plus à démontrer » explique sa présidente Florence Rossi, « la force des messages poussant à leur consommation fait parfois oublier qu’ils doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation diversifiée ». L’essentiel, c’est de ne pas glisser vers des troubles du comportement alimentaire. Ne pas « diaboliser », non plus certains produits de consommation courante comme les confiseries, par exemple.
A ses yeux, l’application du PNNS 2 « nécessite un accompagnement par les diététiciens, professionnels de santé. »"